Marine Tondelier, lors de l'université d'été des écologistes, à Saint-Martin-d’Hères, le 21 août 2026 ( AFP / Alex MARTIN )
La patronne des Ecologistes Marine Tondelier s'est faite de nouveau vendredi la passionaria de l'union de la gauche pour la présidentielle, lors de son discours aux journées d'été de son parti, appelant ses homologues "à ne "pas perdre chacun de son côté une élection que nous pouvons gagner ensemble".
"Notre responsabilité est de nous mettre, chacun, au service de quelque chose de plus grand que notre propre organisation", a plaidé la candidate écologiste devant plusieurs centaines de personnes réunies à Grenoble, appelant à "un sursaut collectif de la gauche" pour éviter l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.
Alors que le paysage de la gauche reste très morcelé à huit mois de la présidentielle, et fige peu à peu deux gauches irréconciliables, entre le tribun insoumis Jean-Luc Mélenchon, à 15% dans les sondages, et le leader socio-démocrate de Place publique Raphael Glucksmann, probable candidat autour de 10%, Marine Tondelier continue de penser qu'un chemin de victoire de la gauche "existe encore".
"Chacun de nos partis détient une partie de la solution pour vaincre l'extrême droite. Et il n'est pas trop tard", a-t-elle martelé alors que son mouvement est lui-même divisé entre les soutiens d'une alliance avec LFI, ceux qui préfèrent Raphaël Glucksmann et les tenants d'une candidature autonome.
Celle qui a invité ses homologues de gauche à des réunions bilatérales pour discuter programme et stratégie, sans grand succès jusqu'à présent, assure que "les Ecologistes feront partie de la solution".
Sans citer la députée Sandrine Rousseau, qui a ouvertement pris position pour Jean-Luc Mélenchon ou le sénateur Yannick Jadot, favorable à Raphaël Glucksmann, elle a critiqué "certaines voix écologistes, à fortes capacités médiatiques".
"Je leur dis: +Ne pensons pas que tourner le dos à la possibilité de l'unité en cédant à l'injonction de devoir choisir un camp au sein d'une gauche qu'on acterait comme définitivement irréconciliable, serait une clarification". Cela entraînerait "définitivement l'éparpillement des voix", a-t-elle insisté.
Disant refuser "que le message de la gauche et de l'écologie aux Français soit réduit à des postures fratricides", elle a promis que les militants écologistes trancheront.
Marine Tondelier a également martelé que l'écologie n'était "pas une politique parmi d'autres. C'est la mère de toutes les batailles", alors que la France vient de connaitre cet été une crise climatique d'une ampleur sans précédent.
Elle en a aussi profité pour critiquer Emmanuel Macron, photographié pendant les vacances sur un jet-ski.
Elle a nommé "cet imaginaire dans lequel la puissance, la consommation d'énergies fossiles et une certaine représentation de la virilité finissent par se confondre" la "pétro-masculinité".

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